La République démocratique du Congo sera surveillée de près lors de cette CAN 2017. C’est une certitude. Deux ans après avoir créé la surprise en se classant à la troisième place en Guinée-équatoriale, revoilà une sélection congolaise qui a profité de ces deux dernières années pour se renforcer.
Plusieurs binationaux ont rejoint le groupe de Florent Ibenge. Cela n’a pourtant pas empêché les Léopards de remporter en février dernier le Championnat d'Afrique des nations de football (CHAN) où seuls les joueurs évoluant dans un club du pays ont le droit de participer. Interrogé sur les ambitions de son équipe, Florent Ibenge a confié qu’il ne se rendrait pas au Gabon pour rentrer avant le mois de février. En sachant que les demi-finales débuteront le 1er février…

Seule ombre au tableau : la grave blessure de Yannick Bolasie, victime d’une rupture des ligaments croisés du genou droit début décembre avec Everton. De quoi peut-être atténuer les ambitions congolaises. « Le forfait de dernière minute de Bolasie (Everton) est un gros coup dur, a reconnu Bakambu dans un entretien accordé au site de So Foot. Moi, j’y vais avec l’ambition de sortir de cette poule (ndlr : Côte d’Ivoire, Maroc et Togo). On peut le faire, on a une bonne équipe. Je fais confiance au coach Ibenge pour nous aider à sortir de ce groupe. » Le défi est de taille.
« La RDC, c’est une équipe que je trouve très forte, a estimé Smaïl Bouabdellah, le chef d’orchestre de la CAN 2017 sur beIN SPORTS. Même s’ils ont perdu Bolasie, ils ont tout de même de très bons joueurs, comme Tisserand, Mbokani et Bakambu. La puissance physique de cette équipe est impressionnante. » Cette sélection congolaise bénéficie actuellement d’une véritable « vibe » avec l’arrivée de nombreux binationaux, à l’instar de ce qu’il s’était passé pour l’Algérie en 2009. Marcel Tisserand, l’ancien Monégasque désormais titulaire du côté d’Ingolstadt (Bundesliga), ou encore Cédric Bakambu (voir plus bas) ont rejoint la sélection. Gaël Kakuta, qui évolue désormais en Chine, a reçu le OK de la FIFA pour représenter les Léopards, mais trop tard être pour être présent au Gabon.

De quoi envisager un avenir radieux, même si aucun gardien de renom n’a encore rallié ses rangs. Ainsi, c’est Ley Matampi qui va garder le but congolais, comme depuis l’après CAN 2015 et la retraite du mythique Robert Kidiaba. Sauf que Matampi n’inspire pas forcément toujours la sécurité. Le joueur de 27 ans a l’occasion en tout cas de prouver qu’il est bien légitime à son poste alors qu’il devra affronter les attaquants ivoiriens et marocains notamment. Un test grandeur nature.
Florent Ibenge est l’un des rares techniciens africains à être en poste lors de cette CAN. Son parcours, lui, est pour le moins atypique puisqu’il y a un peu moins de cinq ans, cet ancien défenseur de Roubaix et de Boulogne-sur-Mer était employé par la mairie de Lille. Entraîneur à l'OS Fives, l'un des clubs amateurs de la ville nordiste, il a alors été contacté par Nicolas Anelka qu’il connaît de très longue date pour venir lui donner un coup de main du côté du Shanghai Shenhua (Chine). Avant d’être contacté par le club de son enfance au pays quelques mois plus tard, l’AS Vita Club qu’il propulsera en finale de la Ligue des Champions africaine en 2014.

Une performance qui a offert le poste de sélectionneur de la RD Congo, laissé vacant après le départ de Claude Le Roy. Avec donc notamment une troisième place lors de la CAN 2015 à la clé. « Ibenge est un bon coach. Il a l’avantage d’avoir entraîné en France et au pays. Il connaît les deux cultures et c’est une bonne chose puisqu’une partie de nos joueurs a appris le foot en Europe, s’est réjoui Cédric Bakambu. Pour nous en tout cas, c’est une bonne chose que ce soit lui notre sélectionneur ».
Il aurait pu évoluer avec le maillot de l’équipe de France mais Cédric Bakambu a finalement choisi son pays d’origine. Auteur d’un but en six sélections, l’attaquant de 25 ans vit une première partie saison très compliquée du côté de Villarreal (3 buts en 14 matchs). La faute à une blessure à la cuisse droite contractée en juillet dernier. S’il reconnaît ne pas être encore à 100%, l’ancien Sochalien espère bien être titulaire au Gabon malgré la grosse concurrence en attaque aux côtés de Dieumerci Mbokani, la star de l’équipe. Ses qualités de vitesse et son sens du but, qui lui ont permis tout de même d’inscrire 22 buts la saison passée toutes compétitions confondues, seront forcément un atout de poids pour la RDC.
Avec l’arrivée de nombreux binationaux ces derniers mois, la RD Congo apparaît comme une sélection très dangereuse pour ses adversaires. Si les coéquipiers de Cédric Bakambu sortent de leur poule très difficile, ils risquent d’être très durs à prendre lors des derniers jours de compétition. L’équipe à la mode peut faire très mal !

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