Avant même l’entame de la Coupe d’Afrique des nations, les Algériens ne s’attendaient pas à voir les Verts briller au Gabon. Un désintéressement total et un manque d’engouement flagrant de la part des fans de l’EN, qui ne croyaient pas du tout en cette sélection, et cela, malgré tous les joueurs de qualité qu’elle renferme.

Des éléments qui font pourtant les beaux joueurs de leur équipe, à l’image de Mahrez, Bentaleb, Ghoulam, Slimani et autres. Mais en sélection, leur rendement n’est pas le même ou souvent irrégulier.
Pourquoi donc, une équipe qui, il y a deux ans, a réussi à faire souffrir le champion du monde en titre, l’Allemagne en l’occurrence, n’arrive même pas à survoler une équipe moyenne de la Tunisie ? Et bien, tout simplement parce que le problème ne réside pas dans les joueurs mais ailleurs…La gestion de l’équipe nationale par Mohamed Raouraoua au cours de ces trois dernières années.
Le limogeage déguisé de Vahid en 2014
Il faut dire que tout a commencé au mois de mars 2014, lorsque Raouraoua a décidé de faire venir Gourcuff à Alger, se permettant même de l’emmener au Centre technique national de Sidi Moussa, alors que l’entraîneur de l’époque VahidHalilhodzicy était présent. A ce moment-là, le boss de la FAF avait fait savoir que Gourcuff allait prendre en main l’équipe olympique, mais tous les membres des différents staffs, y compris Vahid, savaient pertinemment que Gourcuff était venu pour remplacer le Bosniaque juste après la Coupe du monde.
Il faut savoir qu’à l’époque Raouraoua et Halilhodzic ne se parlaient presque plus. La raison : un gros différend la veille du match décisif face au Burkina Faso au stade Mustapha-Tchaker de Blida. La veille du match, Raouraoua avait eu vent du 11 rentrant avec Mbolhi et Taïder relégués sur le banc des remplaçants. Raouraoua est parti voir son coach lui demandant de ne pas apporter ces deux changements, mais le technicien n’a rien voulu savoir, campant sur sa position. Un gros différend éclate ainsi entre les deux hommes. Suite à cela, le président de la FAF a décidé de le limoger après le match du Burkina Faso. Mais la qualification et l’intervention de certaines personnes ont atténué les tensions. Néanmoins, Raouraoua a tenu rancune à son entraîneur, et prend même la décision ce jour-là de le remplacer. La venue de Gourcuffà Alger était donc programmée, et Vahid l’a bien compris. D’ailleurs, c’est ce jour-làprécisément qu’Halilhodzic a décidé de quitter la barre technique nationaleaprès la Coupe du monde. La preuve c’est qu’il avait concluavec l’équipe turque de Trabzonspor avant même le début du mondial brésilien. Et même l’intervention à l’époque du président de la République Abdelaziz Bouteflika, qui lui avait demandé de rester, ne l’a pas fait changer d’avis. Vahid et Raouraouaquine se parlaient presque plus depuis l’épisode du Burkina Faso, ils communiquaient via des intermédiaires, à l’image de Kader Berdja au Brésil.
Il décide de lâcher Gourcuff après la défaite de la Guinée
Une première déroute donc de Mohamed Raouraouaen mars 2014 qui a procédé au limogeage déguisé de Vahid. Le Bosniaque qui, certes, avait des défauts, mais avait réussi à mettre en place une équipe qui allait faire très mal notamment sur le plan africain.
Vient après l’épisode Gourcuff. Le technicien français commence donc son travail au sein de la sélection nationale, avec un schéma tactique complétement différent. Une manière de jouer devant plutôt séduisante mais, défensivement, l’ancien coach des Merlus n’avaient pas réussi à trouver les solutions adéquates. Face à ce constat, Raouraoua décide de lâcher son entraîneur à travers des critiques après les deux matchs amicaux au stade du 5-Juillet. «Gourcuff n’a pas su se maîtriser lors de la conférence de presse. Il n’avait pas à critiquer les Algériens. Il a été affecté par les sifflets, mais ce n’est pas une raison. Un coach doit peser ses dires», avait affirmé Raouraoua sur les ondes de la Radio nationale.
Un désaveu que Gourcuff a très mal pris. Et d’ailleurs c’est juste après ces deux matchs amicaux face à la Guinée et au Sénégal au mois d’octobre 2015 qu’il décide de partir. Il avait d’ailleurs entamé les contacts avec le club du Stade Rennais. Mais des responsables au niveau de l’EN lui demandent de continuer sa mission. Le Français rentre chez lui, se repose et décide de continuer à la tête de l’EN, mais pas pour très longtemps, car la relation entre lui et Raouraoua n’était plus au beau fixe. D’ailleurs, cinq mois plus tard, après la rencontre face à l’Ethiopie, Gourcuff décide de partir.
Et ce fut la deuxième grosse bourde de Mohamed Raouraoua qui n’a rien tenté pour essayer de garder son coach, et cela malgré l’insistance de ses joueurs.
Il décide de rester bizarrement 4 mois sans coach pour faire des…économies
Et là, Raouraoua décide bizarrement de nous faire perdre quatre mois, question de faire quelques économies pour la FAF. En effet, il décide de recruter Milovan Rajevac au mois de juillet alors que Gourcuff était parti en mars. Le Serbe, qui n’aura fait que deux matchs à la tête des Verts, puisque le président de la fédération décide de se soumettre à la décision de ses joueurs en limogeant le Serbe après la rencontre face au Cameroun. Un épisode qu’on avait traité en long et en large dans nos colonnes. Et ce fut donc la énième et surtout l’erreur fatale de Mohamed Raouraoua qui se débarrasse d’un coach, qui pourtant avait atteint les quarts de finale avec le Ghana en coupe du monde, et sans qu’il fasse la moindre preuve à la tête de l’EN.
Il propose des contrats à des coachs dont lui seul a le secret… Seul Leekens accepte
Commence ainsi la course contre la montre pour trouver un entraîneur capable de coacher cette sélection au Nigeria à l’occasion du deuxième match qualificatif pour la Coupe du Monde. Un casting qui a été plutôt fait en France et en Belgique. Raouraoua rencontre des entraîneurs, à l’image d’Alain Perrin, Roland Courbis, Mancini. Mais pas d’accord avec ces derniers. Courbis dira après qu’il ne pouvait pas signer un contrat où le président pouvait le renvoyer à n’importe quel moment. Et c’est là que Raouraoua a eu un éclair…Celui de faire appel à son ancien ami Georges Leekens. Ce dernier ne pouvait bien évidemment pas dire non, surtout qu’il avait laissé tomber cette même Algérie avant la CAN 2004.
Et voilà le résultat. Quatre entraîneurs depuis 2014, dont trois en moins d’une année. Quatre coachs, quatre façons de gérer un groupe, et surtout quatre manières de jouer. Un chamboulement dans la gestion des Verts, y compris dans la composante de la liste des 23 de cette même CAN, puisque Raouraoua est directement impliqué dans la mise à l’écart de Sofiane Feghouli et Carl Medjani. Au premier, il reproche d’avoir critiqué publiquement le recrutement de Rajevac. Quant au second, il ne lui a pas pardonné sa déclaration faite après le Nigeria, où l’ancien capitaine des Verts a affirmé que l’Algérie n’était pas encore une grande équipe.
Une gestion du boss de la FAF dont on voit le résultat lors de cette CAN catastrophique au Gabon après les deux premiers matchs.
C’est dire que cet échec au Gabon a été programmé par Mohamed Raouraoua. Ce dernier a mis à terre une sélection en plein essor. Une équipe qui aurait pu faire mal lors de cette Coupe d’Afrique des nations…
Karim F.
Totalement absent et déconcentré
Ghoulam ballon de plomb de la CAN-2017 !
L’équipe nationale, comme on a tous pu le voir, a joué l’une des plus mauvaises 2e mi-temps de son histoire.
Dévorée par la Tunisie dans le jeu, elle a accusé le coup après 65’, lorsque Sliti a mis le 2e but qui a tué les Verts et a confirmé le malaise persistant depuis quelque temps.
L’Algérie est donc toute proche d’une sortie de la CAN, et au vu du match d’hier, et même du premier, on peut dire qu’il y avait des signes qui ne trompent pas, le rendement de l’équipe en général était très irrégulier, et celui de certains éléments, est resté le même, c'est-à-dire nul, et s’il y a un ou deux joueurs qui méritent dans ce match ‘’la casserole’’ du plus mauvais joueur, voire le ballon de plomb de cette CAN- 2017, c’est bien Faouzi Ghoulam, le joueur de Napoli en Serie A italienne.
L’international algérien est passé à côté de son match. Après une première sortie ratée contre le Zimbabwe, avec des centres tous envoyés soit dans les gradins ou derrière la cage, il est revenu hier avec le même rendement, voire pire. Certes la veille il s’était plaint d’un début de grippe, mais cela est-il suffisant pour expliquer tout ce qu’il a commis comme fautes ?
Les Tunisiens, notamment Msakni, étaient, à chacune de leurs accélérations, très à l’aise à droite, surtout lorsqu’il s’agissait d’une passe dans le dos du malheureux ancien Stéphanois, il était perdu, et ce, sans parler de ses tentatives de montée en attaque, qui ont toutes échoué, soit sur des centres imprécis, comme lors du premier match, soit sur Ben Amor ou Msakni, qui n’ont pas eu beaucoup de mal à l’arrêter.
Ghoulam et âpres 2 matchs aura été incontestablement le plus mauvais joueur algérien de cette CAN après 2 matches, méritant le ballon de plomb.
Mais qu’arrive-t-il à Bentaleb ?
L’autre joueur qui s’est enfoncé hier contre la Tunisie, c’est bien le joueur de Schalke.
Comme Ghoulam, l’ancien joueur de Tottenham a fourni les pires prestations de sa carrière, de surcroît dans son poste de prédilection, lui qui joue d’habitude comme milieu défensif ou relayeur gauche en club, avec des prestations de haute qualité. Dans un premier temps, on avait cru que c’est son entente avec Guedioura qui ne fonctionnait pas, mais même lorsqu’il s’agit de prestation individuelle, il était loin des espérances, on l’a vu perdre le ballon à la 30’, une action qu’on aurait pu payer cash sur le champ. Ses duels avec Ben Amor étaient tous perdus, ce dernier a reçu visiblement des consignes pour l’énerver, lui qui a toujours eu des problèmes semblables et s’est fait plusieurs fois expulser, on l’a vu peiner à se défaire de son ombre du soir. Même physiquement, il paraissait émoussé, et là on se pose la question sur le travail effectué par le staff de l’EN qui avait promis de gérer les joueurs cas par cas.
Ces deux joueurs résument un petit peu cette CAN ratée des Verts, une de plus mauvaises, mais ils ne sont sans doute pas les deux seuls éléments à pointer du doigt, ils étaient seulement les pires. Pour Moussa Saïb, Bentaleb est victime du placement de Brahimi. Ce dernier l’empêcherait de monter et de jouer à son aise, ce qui n’est pas faut, néanmoins et malgré ce détails, rien n’explique le niveau de Bentaleb lors de cette CA N, c’est à ne rien comprendre !

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