Exemptés d’impôt sur le revenu durant de longues années, une loi votée en 2012 a mis fin à cette tradition appliquée aux joueurs de football évoluant au sein du championnat marocain de Botola Pro. Néanmoins, cette mesure ne serait toujours pas appliquée malgré la bonne volonté de la fédération marocaine. Décryptage…

Le Maroc constitue-t-il un paradis fiscal pour les footballeurs professionnels évoluant au sein du championnat de Botola Pro ? Dispensés de paiement de l’impôt sur le revenu durant de longues années, le gouvernement marocain a mis fin à cette pratique appliquée aux joueurs évoluant au sein du championnat professionnel de Botola Pro en 2012. La loi de finance de 2014 a par la suite fixé à 30% le niveau d’impôt sur le revenu appliqué aux joueurs de football du pays.
Cependant, les modifications législatives intervenues au cours des dernières années n’ont pas réellement changé le statut fiscal appliqué aux joueurs. Selon les informations évoquées par différents médias marocains, les joueurs ne paieraient toujours pas l’impôt sur le revenu.
Cherchant à jouer le rôle de médiation entre le gouvernement et les clubs professionnels, la Fédération Royale Marocaine de Football s’active pour trouver une solution équitable pour toutes les parties. Ayant elle-même réglé ses arriérés d’impôts au cours des derniers mois, la FRMF par l’intermédiaire de son Président, Faouzi Lekjaa, aurait dernièrement exprimé sa volonté de soumettre les joueurs au paiement de l’impôt sur le revenu. Néanmoins, ce dernier souhaiterait faire une exception pour les joueurs percevant un salaire inférieur à 600 000 dirhams (55 000 €) par an.
Les clubs de Botola Pro vont faire évoluer leurs statuts
La Ligue Nationale de Football Professionnel Marocaine se montre plus prudente sur le sujet. Consciente des difficultés économiques rencontrées par les différents clubs actuellement, la LNFP cherche à défendre les intérêts des différentes formations du championnat marocain. L’application de l’impôt sur le revenu – très certainement supporté par les clubs afin de ne pas faire fuir leurs meilleurs éléments – entraînerait un surcoût de l’ordre de 10 millions de dirhams (env. 950 000 €) pour les plus importantes formations du pays (Raja Casablanca, WAC Casablanca…).
Les clubs professionnels marocains souhaitent désormais intégrer cet épineux sujet au plan de modernisation économique que tentent de mettre en place le gouvernement et la fédération marocaine. En effet, afin de professionnaliser leur gestion, les clubs de Botola Pro doivent à court terme faire évoluer leurs statuts pour devenir des sociétés anonymes. Une évolution qui entraînera des conséquences en termes de fiscalité, notamment au niveau du paiement de l’impôt sur les sociétés. Un élément qui constitue un autre sujet de discorde au sein du football professionnel marocain…

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