S’il y a un grand vainqueur dans cette CAN 2017, en ce qui concerne l’expédition marocaine, ce sera le coach Hervé Renard qui remportera la palme. Il existe très peu de coachs nationaux qui, sans atteindre la finale d’une compétition, peuvent prétendre en revenir plus grands qu’ils n’y sont arrivés. Hervé Renard est de ce destin. Il était le coach des Lions de l’Atlas venu remplacer Zaki, il est aujourd’hui l’homme que tous les « suiveurs » du foot national, souhaitent voir rester sur le banc de touche de notre sélection.

Pourquoi donc ? Et comment cela ?
D’abord, parce qu’en l’espace de quelques jours, il nous aura permis de rêver avec un paroxysme de joie et de fierté, le jour où notre équipe a triomphé de la Côte d’Ivoire.

Ce jour là, on eut l’impression très nette que la vox-populi avait carrément changé d’opinion quant à ses représentants en CAN. En début de compétition, le public et pas mal de journalistes n’accordaient aucune chance aux sélectionnés de Renard, les considérant tout au plus comme des « pros » mal dégrossis, et peu dignes de porter la tunique rouge et verte, car refusant de s’engager lors des matchs par peur de se faire mal à la jambe.

Mais ces préjugés qui ont fait tant de mal à nos jeunes footeux marocains venus d’Europe sont aujourd’hui bien oubliés. Tout le monde vante les qualifiés de Boussoufa, Fajr, Bouhaddouz et consorts. Leur prestation, leur combativité leur ont acquis le respect des Marocains et des Marocaines. Si la défaite face à l’Egypte a déçu, ce ne fut pas au point que l’on en vienne à réclamer des têtes et des sanctions qui sont monnaie courante dans le monde du football. C’est la naissance de cette nouvelle équipe qui a consolé les cœurs des fans, et ses belles perspectives d’avenir qui ont rassuré au point que tout un chacun se retrouve à avoir des pensées positives.

L’expérience Renard devrait être poursuivie. Le gars a pris de l’étoffe, il va peut-être mieux ressentir les sensibilités du pays et surtout il a ajouté de l’expérience, une expérience qui lui sera utile lorsqu’il s’agira, dès le printemps et l’été prochains, de retrouver la Côte d’Ivoire, le Gabon, et le Mali pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2018. Éliminatoires, où rappelons-le, les Ivoiriens mènent toujours la danse : ils ont deux points d’avance sur nous et ils nous reçoivent à Abidjan pour le match retour qui pourrait être décisif. Cette équipe nationale qui a participé à la CAN 2017, est encore largement perfectible. Il y a deux ou trois postes à pourvoir ou à revoir. Derrière l’impeccable gardien de but qui a fait l’unanimité, il y a des éléments à corriger en défense centrale et en attaque.

Hervé Renard consolidé dans ses choix par cette CAN 2017 va-t-il se tourner vers les footballeurs du cru, les joueurs de ce championnat national qui regardent vers leur équipe nationale sans pourvoir y entrer ? Pour l’instant de retour au Maroc, Hervé Renard savoure cette reconnaissance du public marocain et s’apprête à vivre quelques semaines de sérénité. Puisse-t-il les mettre à profit pour se souvenir et réfléchir sur le bel axiome qui dit que « rien n’est jamais acquis ». Cela pour éviter que l’on s’endorme sur nos lauriers, et pour se rappeler que si l’on n’a pas tout perdu en CAN, il nous reste à gagner les grands défis du lendemain et faire fleurir les promesses de cette aventure gabonaise.

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