Le Cameroun, pays organisateur de la CAN 2019, est devant un casse-tête africain des plus compliqués à résoudre depuis que la CAF, poussée par le Maroc de Fouzi Lekjaa, a décidé de porter l'édition 2019 à 24 équipes au lieu de 16 initialement prévues dans le cahier des charges.

Hormis l'Afrique du Sud et le Maroc, rares sont les pays Africains en mesure d'organiser une compétition continentale avec autant de pays, soit 8 de plus que d'habitude alors que 16 posaient déjà pas mal de problèmes à certains pays, comme le Cameroun qui accuse un retard de plus en plus inquiétant dans la construction des infrastructures initialement prévues dans le cahier des charges qu'il a signé avec son compatriote, l'ex président de la CAF, le Camerounais, Issa Hayatou.
Le Cameroun va donc devoir investir davantage en terme de stades, de terrains d’entraînement et de structures d’hébergement. La CAF de Mr Ahmed Ahmed et de son vice président, Fouzi Lekjaa, a pris cette décision unilatéralement sans en consulter les organisateurs Camerounais qui n'ont plus d'autres choix que de mettre les bouchons double ou de passer la main pour un changement de domiciliation de la CAN 2019.
Un rendez-vous avec les autorités Camerounaises a été pris courant septembre pour une inspection générale des travaux mais l'on voit mal ce pays répondre pleinement au nouveau cahier des charges décidé par les nouveaux hommes forts de la CAF, dont Mr Lekjaa qui permet au Maroc de redevenir un membre très influent à la CAF grâce notamment à son travail diplomatique très judicieux entrepris avec la quasi majorité des fédérations africaines pour un maximum de soutien des projets futurs qui n'ont pas omis le refus d'Issa Hayatou d'octroyer à la FRMF le report de la CAN 2015 qu'il devait organiser sur ses terres.
La nouvelle donne imposée par la CAF en plus de la nouvelle position qu'occupe le Maroc au sein de la CAF, offre à notre pays un avantage conséquent sur le Cameroun et surtout sur l'Algérie qui a émis le souhait d'abriter cette CAN 2019 selon l'ancienne formule. Le Maroc est à ce jour le seul capable d'accueillir 24 nations en été, comme il l'était pour l'édition 2015 délocalisée du Maroc vers la Guinée équatoriale à cause de l'épidémie d'Ebola alors que le Royaume Chérifien réclamait un report pour l'été 2015 le temps d'éradiquer cette maladie du continent.
En clair, la nouvelle instance africaine a tout bonnement jeté dans la poubelle le dernier cahier des charges signés par l'état Camerounais et l'ex-président de la CAF, Issa Hayatou, qui n'était pas à sa première violation en terme de gestion, de désignation et de décision souvent en faveur de son pays natal le Cameroun désigné par ses soins pour abriter la CAN 2019.
La presse camerounaise a beau s’indigner et crier au lobby marocain, il n'en demeure pas moins que son état a bénéficié de bien des largesses et des avantages pendant les 30 années qu'Issa Hayatou a passé à la présidence de la Confédération africaine de football. 
 

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