L’appel d’offres pour la fourniture d’écrans LED lancé par la Fédération royale marocaine de Football et le Ministère de l’Équipement suscite la grogne des entreprises nationales. Ce marché prévoit des conditions rédhibitoires pour les PME marocaines. Il doit être attribué en un lot unique. Donc un seul opérateur pourra décrocher le marché, dont l’ouverture des plis est prévue le jeudi 7 septembre.

Seuls les candidats ayant déjà installé au moins deux écrans LED au cours de ces dix dernières années sont éligibles. «Ces critères éliminent d’office les entreprises marocaines car aucune n’a jamais installé ce type d’écrans puisque ce sera la première fois que les stades en seront équipés. Par ailleurs, le chiffre d’affaires exigé reste trop élevé. Toutes ces conditions font que seuls des candidats étrangers pourront soumissionner», s’indigne un opérateur qui souhaite répondre à l’appel d’offres.
Cet appel d’offres intervient quelques jours à peine après la 9e session de la Commission nationale de l’environnement des affaires. Au cours de la réunion, le Chef de gouvernement s’est engagé à activer réellement la préférence nationale conformément aux dispositions des articles 155 et 156 du décret relatif aux marchés publics. Il est vrai que la mise en œuvre de ce dispositif nécessite encore l’élaboration d’un arrêté, qui tarde à venir trois ans après l’entrée en vigueur du décret sur les marchés publics.
N’empêche que le gouvernement pourrait déjà éviter d’inclure des barrières dans les appels d’offres, surtout lorsque l’expertise est disponible localement. Justement, l’expertise existe. D’ailleurs, 4 ou 5 entreprises opérant dans différentes villes sont en mesure de soumissionner à condition que le marché soit alloti en 3 ou 4 lots. Ce qui permettra à plusieurs PME d’acquérir de l’expertise et des références.
Parmi ces sociétés, «certaines ont déjà installé des écrans géants dans des complexes sportifs et qui représentent une technologie beaucoup plus sophistiquée que les écrans LED», explique l’opérateur. L’allotissement des appels d’offres a permis au Maroc d’accélérer son programme d’autoroutes. Lorsque des sociétés turques, croates ou portugaises ont échoué, Autoroutes du Maroc s’est rabattue sur des entreprises marocaines pour finir les chantiers.
Le maître d’ouvrage délégué pourrait même exiger un échantillon de l’écran LED ainsi qu’une démonstration pour juger avant même l’ouverture des plis. Il pourrait également vérifier la conformité des modèles avec les règles de la FIFA ou de l’UEFA et faire le suivi par un bureau de contrôle certifié.
L’attribution du marché à plus d’une entreprise locale permet aussi de disposer d’un service après-vente local et plus réactif que s’il était à l’étranger.
Le fait que des équipements soient fournis par le même prestataire permet d’éviter les problèmes de maintenance. Mais attention au revers de la médaille. L’installation du gazon synthétique dans une douzaine de stades par une société étrangère s’est soldée par un gros échec. Le dossier est toujours entre les mains de la justice.
Le Maroc est signataire de nombreux engagements internationaux, mais rien n’interdit au moins d’aider la PME nationale, au moins par des conditions de compétition raisonnables.

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