À deux jours du match capital face au Gabon, le sélectionneur national a fait le tour des sujets relatifs au match Maroc-Gabon comptant pour la cinquième journée des éliminatoires de la Coupe du monde. Confiant, le technicien français dit attendre ce match avec impatience et n’envisager pas d’autres résultats que la victoire face au Gabon.

Renard est revenu sur la sélection d’Ahmed Reda Tagnaouti qu’il considère comme le meilleur potentiel au Maroc, sur l’absence de Carcela et Boufal et même sur ses relations avec la presse.
Le Matin : Comment appréhendez-vous le match Maroc-Gabon prévu le 7 octobre comptant pour la cinquième journée des éliminatoires de la Coupe du monde, Russie 2018 ?
Hervé Renard : On l’attend avec impatience. Les joueurs, le staff, le public et toute une nation attendent cette rencontre. Je pense que c’est le match qui doit nous donner la chance de pouvoir effectuer une finale cruciale en novembre prochain, face à la Côte d’Ivoire, pour aller en Russie en 2018.
Est-ce que vous avez travaillé sur l’équipe du Gabon, quels sont ses points forts et ses faiblesses ?
Bien sûr qu’on a travaillé sur cette équipe. On a un responsable de la vidéo. On s’est penché attentivement sur les deux derniers matchs du Gabon contre la Côte d’Ivoire. Si on veut résumer, la caractéristique de cette équipe, c’est des individualités offensives et sa capacité à se projeter vite en contre-attaque.
À quel genre de match vous attendez-vous samedi à 20 h face aux Panthères ?
On s’attend à un match difficile contre une équipe qui joue aussi un match capital pour continuer à espérer. Je sais que dans cette poule, depuis qu’on a démarré, tous les matchs sont difficiles. C’est l’équipe qui sera la plus régulière, la plus forte psychologiquement, mentalement et la mieux armée pour répondre présent dans les derniers instants qui se qualifiera au Mondial. C’est à nous d’être prêts.
Est-ce que vous envisagez un autre résultat que la victoire face au Gabon ?
Je n’envisage jamais d’autres résultats que la victoire face au Gabon. Après, c’est le football qui décide. Quand on rentre sur n’importe quel terrain, c’est pour gagner. Parfois, on est sanctionné, comme ce fut le cas à Bamako. On va rentrer sur ce terrain pour gagner ce match et il faut absolument qu’on y parvienne.
Toutes les listes sont difficiles à faire, mais celle-ci, qui concerne un match capital où la victoire est obligatoire, est-ce qu'elle a été plus dure à établir ?
Non, c’est pareil. Quand on est sélectionneur depuis dix ans, on a un petit peu d’expérience et d’habitude. Les listes, ce n’est pas quelque chose de difficile à faire. Je suis ma ligne de conduite avec un groupe qui a une ossature. Après, on y ajoute quelques éléments qui parfois viennent une fois ou deux ou pour toujours. C'est aussi le joueur qui décide par rapport à son état d’esprit et à ses performances.
À part le carton plein face au Mali lors de la troisième journée à Rabat, l’attaque marocaine est restée muette lors des trois autres matchs. Est-ce que c’est un problème qui vous inquiète avant ce Gabon-Maroc ?
Non. Je sens des signaux positifs. On est capable aujourd’hui plus qu’il y a six mois d’être meilleur offensivement, grâce à l’apport de Hakim Ziyach et de notre organisation qui a changé un petit peu, grâce aussi aux individualités qu’on a aujourd’hui et qu’on n'avait pas forcément en Coupe d’Afrique. Je pense qu’on a un pouvoir offensif qui est plus important qu’il y a quelques mois.
Donc vous êtes serein ?
Je le suis toujours. J’ai la chance d’être le sélectionneur de l’équipe nationale du Maroc. J’ai la chance d’être encore en course pour la qualification. On va jouer le match contre le Gabon dans une ambiance exceptionnelle. À nous de la rendre encore meilleure que celle de la dernière fois à Rabat face au Mali (6-0). Après, on se penchera sur le reste, si on le mérite.
Vous avez convoqué Mohamed Nahiri du WAC qui est en manque de compétition. Est-ce que vous avez privilégié son vécu international, puisqu’il a déjà été convoqué par le passé, ou existe-t-il d’autres raisons que vous seuls connaissez ?
S’il est là, c’est parce que Hamza Mendyl est absent. Ce qui fait qu’à gauche, j’ai toujours des difficultés de trouver les profils auxquels j’aspire. Mohamed, ce que j’aime chez lui, c’est sa capacité à faire beaucoup d’effort et il a le pouvoir d’aller très vite. C’est un joueur capable de jouer dans tous les postes défensifs. Pour moi, c’est un atout supplémentaire. Il a la malchance de ne pas être qualifié en Ligue des champions avec son équipe, mais il a joué d’autres matchs de championnat. C’est un garçon qui, athlétiquement, est très fort. Il a aussi des progrès à faire techniquement. C’est un joueur qui répondra présent si je fais appel à lui.
Vous avez parlé de difficultés à gauche. Avez-vous songé à rappeler Achraf Lazaar ?
Il faudra lui poser la question.
C’est vous le coach, c’est à vous de la lui poser ?
Il faut lui poser la question s’il veut revenir en sélection, puisqu’il n’a pas voulu venir à la Coupe d’Afrique des nations 2017.
 
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