George Weah brigue ce mardi pour la 3e fois la présidence du Libéria, où le Ballon d’or 1995 jouit toujours d’une immense popularité. Cette fois, « Mister George » en est convaincu: la victoire ne peut pas lui échapper.

A 51 ans, la silhouette s’est épaissie, la barbe plus grisonnante, mais George Weah reste toujours l’idole du Libéria. Un Dieu vivant, consacré par le football européen du temps de sa riche carrière sous les maillots notamment de l’AS Monaco, du PSG, de l’AC Milan ou encore de l’Olympique de Marseille, avec à la clé un Ballon d’or décroché en 1995, mais une constante avec cette volonté jamais démentie de toujours rappeler ses origines.
Cette fois, personne ne peut me battre ici, tant se sont affirmés l'exigence de démocratie et de transparence
L’enfant pauvre de Monrovia, candidat à la présidence du pays dès 2005, élu sénateur il y a trois ans, n’a de cesse de l’affirmer: l’ex-attaquant n’entend accomplir rien d’autre que de se mettre au service d’une nation surtout habituée à la domination d’une élite corrompue. Lorsqu’on l’interroge sur ses motivations dans un entretien exclusif accordé à L’Express, Weah répond: "Je l'ai fait pour l'amour du pays et des gens, pour rendre service à ma patrie, plombée par la misère et par la guerre. « George, me disaient les femmes du marché, tu représentes le Liberia, tu es notre ambassadeur. Toi, tu aides tout le monde. Si on te porte à la présidence, tu vas nous soutenir. » C'est cette confiance du peuple qui m'a fait basculer."
Douze ans après sa première tentative, le voilà aujourd’hui convaincu que son heure est venue et que son pays, s’il figure toujours parmi les dix nations les plus pauvres du monde, est mûr, à l’image de son mouvement, le Congress for democratic Change (CDC), plus structuré, pour le reconnaître en tant que nouveau président de la République. Et lui permettre de succéder à Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue au suffrage universel à la tête d’un état africain en 2006. Ses détracteurs ont beau taxer son programme de flou ou simpliste, son combat contre la pauvreté et la paix a forcément une résonnance dans un Libéria encore marqué par deux décennies de guerre civile, qui a provoqué la mort de 200 000 personnes: "Cette fois, personne ne peut me battre ici, tant se sont affirmés l'exigence de démocratie et de transparence et le désir d'un scrutin libre et équitable. Les Libériens savent ce que je représente pour eux et dans leur vie." Et « Mister George » de s’adresser à notre confrère, sûr de son fait: "Tu verras: le 10 octobre, si le processus est honnête (*), je gagne au premier tour."

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