La route a été longue. 20 ans d’attente et d’espoir. Souvent de grandes déceptions et beaucoup de regrets… L’histoire du foot marocain avec la Coupe du Monde n’a pas toujours été simple.
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Avec un flash back, on voit que la première qualification du Maroc remonte à 1970, à Mexico. 47 ans aujourd’hui, mais c’est toujours avec les mêmes émotions et la même joie que l’ont se remémore le but de Hoummane, face à une redoutable équipe d’Allemagne, son gardien de but Sepp Maier et son capitaine, le «Kaiser» Franz Beckenbauer… Mais l’avantage n’a pas été maintenu: l’équipe marocaine, entraînée alors par le Yougoslave Blagoje Vidinić, perdera ce match par deux buts à 1. Le match suivant a été une défaite face au Pérou sur un score de 3 buts à zéro, l’équipe de feu Allal, Bamous, Faras et Aasila finiront le parcours par un nul face à la Bulgarie (un but partout)…
47 ans après, le Onze national valide haut la main son billet pour la Coupe du monde 2018 en Russie, signant ainsi la cinquième participation à la plus prestigieuse compétition footballistique au monde.
Après cette première participation en 1970, il a fallu attendre seize ans avant que les Marocains ne reviennent, en 1986, au Mexique encore, pour graver à jamais leur nom dans les annales de l’histoire du ballon rond mondial, comme étant la première équipe arabe et africaine à franchir le cap du premier tour. Des Zaki, Bouderbala, Timoumi, Dolmy, Haddaoui, Krimou et autres gladiateurs, soigneusement aiguisés par le Brésilien feu José Mehdi Faria, avaient alors fait plus que le nécessaire mais, par manque d’expérience, ils avaient quitté la compétition contre l’Allemagne, suite à une réalisation signée (Lothar Matthäus, 84ème) et après un premier tour passé avec succès en concédant deux nuls blancs, le 1er face à la Pologne, le 2ème face à l’Angleterre et une large victoire face au Portugal (3 buts à un)…
Huit ans plus tard, le Maroc retrouvait la compétition aux USA (1994). Malgré une piètre performance, les Marocains continuaient de croire en leur foot et on gardait confiance en une équipe nationale qui a fait ce qu’elle a pu, sous la houlette d’un entraîneur marocain, feu Abdellah Blinda; bien qu’elle n’ait pas pu passer le cap du 1er tour en perdant ses trois matches contre la Belgique (1-0), contre l’Arabie Saoudite (2-1) et contre les Pays-Bas (2-1)…
Quand même, le foot marocain semblait connaître une renaissance. Et, juste quatre ans après, l’équipe s’était ressaisie et revenait sur la scène internationale du foot en se qualifiant au Mondial 98, en France. Curieusement, c’était avec un entraîneur français, en l’occurrence Henri Michel, que des guerriers du calibre, entre autres de Nourdine Neybet, Mustapha Hadji (aujourd’hui assistant d’Hervé Renard), Youssef Chippo, Lahcen Abrami, Tahar Lakhlej et Salaheddine Bassir, allaient entrer en lice. Ils n’avaient d’ailleurs pas vraiment démérité, surtout qu’ils étaient tombés dans un groupe difficile, dont le favori était une redoutable équipe brésilienne qui comptait des Roberto Carlos, Cafu, Rivaldo, Bebeto, Ronaldo…
Le Brésil qui s’était incliné en finale face à la France, dans un match arbitré par le Marocain feu Saïd Belqola, avait remporté le match d’ouverture contre l’Ecosse sur le score de deux buts à un. Lors de cette première journée, le Maroc et la Norvège s’étaient séparés sur un match nul (2-2). Lors de la deuxième journée, le Brésil a battu le Maroc par trois buts à zéro et a assuré sa qualification pour le tour suivant dès son deuxième match. La Norvège et l’Ecosse se neutralisaient: un but partout. Lors de la dernière journée, le Maroc a battu l’Ecosse: trois buts à zéro. Il pensait être qualifié, mais la Norvège a créé la surprise en battant le Brésil. Cette victoire a déchaîné les médias, car la Norvège avait obtenu un penalty jugé inexistant par l’ensemble des commentateurs. L’arbitre du match a été vivement critiqué et de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer l’arbitrage vidéo. Mais quelques jours plus tard, une caméra d’une télévision suédoise, placée (comme par hasard) derrière le but, a montré qu’un défenseur brésilien avait tiré le maillot de l’attaquant norvégien et qu’il y avait donc bien pénalty…
Le Maroc a quitté le Mondial au bout d’un premier tour bien émouvant, mais avec l’espoir de revenir quatre ans plus tard, mais, hélas!
Le foot marocain allait alors connaître une telle décadence. Il est entré dans une telle tourmente qu’il lui fallait attendre vingt longues années pour pouvoir se redresser et recouvrer la place qu’il mérite sur la scène footballistique internationale, avec Hervé Renard et ses 23 mousquetaires, notamment Munir Mohamedi, Nabil Dirar, Mehdi Benatia, Romain Saiss, Achraf Hakimi, Karim El Ahmadi, M’Barek Boussoufa, Hakim Ziyech, Soufiane Amrabat, Younes Belhanda, Fayçal Fajer, Aziz Bouhadouz, Da Costa, Noureddine Amrabat – Khalid Boutaib, Achraf Bencharki …

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