Après avoir déjà mené le Maroc en Coupe du monde deux fois en tant que joueur, Mustapha Hadji, le grand frère de Youssef, vient de le faire de nouveau en tant que sélectionneur adjoint. Le Ballon d’Or Africain 1998, formé à l’ASNL, est le porte-bonheur des Lions de l’Atlas.

Si Mustapha Hadji ne fait pas partie de l’équipe des 50 ans de l’ASNL composée par les supporters eux-mêmes, c’est simplement parce que ses années nancéiennes, les premières de son immense carrière (1992-1996), ont coïncidé avec une période délicate sportivement pour le club au chardon. De la même manière que Sacha Zavarov n’est pas non plus dans ce onze « rouge et blanc » de légende parce que l’ancien numéro 10 de la Juve n’a pas connu ses saisons les plus fantastiques sous le maillot nancéien.
Pourtant, dans l’histoire de l’ASNL, une seule main suffit pour compter les stars planétaires passées par le club : l’intouchable Michel Platini bien sûr, Mustapha Hadji, Sacha Zavarov et Tony Cascarino. Platini et « Mouss’» Hadji ont la particularité d’avoir chacun inscrit leur nom au palmarès du Ballon d’Or. Trois fois le Ballon d’Or « France Football » pour ’’Platoche’’ et le Ballon d’Or africain en 1998 pour Hadji. « Je ne l’ai pas avec moi, il est au chaud chez maman » sourit Mustapha de retour au grand jour sur le devant de la scène médiatique depuis la qualification du Maroc pour la Coupe du monde 2018 en Russie. Vingt ans après la dernière participation des Lions de l’Atlas au Mondial 1998 en France. Mustapha Hadji avait éclaboussé ce tournoi mémorable de tout son talent, avec notamment un but devenu culte contre la Norvège à Montpellier.
Le Maroc avait aussi joué le Brésil lors de la Coupe du Monde 1998 et, pour la petite histoire, c’est un match que nous avions suivi en direct en tant qu’apprenti journaliste chez la famille Hadji à Creutzwald dans le cadre d’un reportage pour « L’Est Républicain » déjà. Un certain Youssouf Hadji, le jeune petit frère de Mustapha, était là aussi à l’époque sans savoir qu’il deviendrait, quelques années plus tard, un joueur vedette de la sélection marocaine et carrément le deuxième meilleur buteur de l’histoire de l’ASNL…
Comme un formidable clin d’œil du destin, vingt ans plus tard, c’est Youssouf, encore capitaine de Nancy à 37 printemps, qui nous a remis en contacts avec Mustapha sollicité de toutes parts depuis la qualification des Lions de l’Atlas pour le tournoi en Russie. « Je suis un peu considéré comme le porte-bonheur de l’équipe nationale puisque j’étais donc là pour les trois dernières qualifications du Maroc à la Coupe du monde, en 1994 et en 1998 en tant que joueur, cette année en tant que sélectionneur adjoint d’Hervé Renard ».
Un rôle taillé sur mesure pour « Mouss’» qui a gardé son esprit de joueur tout en voulant transmettre sa riche expérience : « J’ai terminé ma carrière de footballeur à 40 ans, après quelques saisons à Sarrebruck puis à Fola Esch au Luxembourg, ça m’a permis de bien comprendre la mentalité des jeunes joueurs de maintenant et ça m’aide beaucoup dans mon rôle en sélection. Je suis un peu le grand frère des internationaux. Je prends un maximum de plaisir, d’autant que je m’entends super bien avec le coach Hervé Renard. On échange beaucoup ensemble mais il ne me prête pas ses fameuses chemises blanches, Hervé a les épaules trop larges ! » s’amuse le Ballon d’Or Africain 1998.
Son parcours déjà légendaire avec les Lions de l’Atlas, que ce soit comme attaquant ou comme entraîneur adjoint, laisse en tout cas penser qu’il a pris la bonne décision en 1993, lorsqu’il a eu le choix entre la sélection du Maroc ou l’équipe de France Espoirs : « Le sélectionneur était Raymond Domenech, il m’avait convoqué dans un groupe où il y avait déjà Zinédine Zidane et Christophe Dugarry notamment. J’ai toujours été très reconnaissant envers la France pour tout ce qu’elle m’a apporté, je le suis encore d’ailleurs aujourd’hui, mais je n’ai pas hésité longtemps. Le cœur a parlé et j’ai choisi le Maroc ». Les deux amours de sa carrière resteront toujours les Lions de l’Atlas et l’ASNL, son club formateur : « J’ai vécu de grands moments au Sporting Portugal, à La Corogne, à Aston Villa, ou encore à l’Espanyol Barcelone mais ça ne m’a pas marqué autant que mes saisons nancéiennes ». À tel point qu’il a failli organiser son jubilé au stade Marcel-Picot au printemps dernier : « Cela n’a pas pu se faire en raison du changement de pelouse à Picot. Ce ne sera pas non plus possible en 2018 avec les préparatifs pour la Coupe du monde. Mais on en reparlera après, c’est certain ».
Autant attendre un peu et faire, pourquoi pas, d’une pierre deux coups d’ici plusieurs mois avec le jubilé de son petit frère Youssouf. Chiche ?

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