Ce soir sur BeIN. Le boxeur franco-marocain, Nordine Oubaali en liesse après sa victoire face à l'Américain Rauschee Warren, mouche (52 kg), aux JO-2012 à Londres. "Si tu es avec un petit promoteur, la chance mondiale, tu ne l'auras jamais, même si tu as le niveau", assure, fataliste mais déterminé, Nordine Oubaali à l'AFP.

Ses douze victoires en autant de combats chez les pros auraient dû normalement rapprocher le boxeur français de son rêve, un titre de champion du monde des poids coq en lui permettant de se frotter au gotha de sa catégorie.
Et pourtant samedi soir à Boulogne-Billancourt, à l'affiche de la même réunion que la vedette Tony Yoka, il affronte un Philippin, Mark Anthony Geraldo, qui a perdu à trois reprises lors de ses six derniers duels.
"C'est très simple, tous ceux qui sont classés devant moi ne veulent pas prendre le risque de m'affronter", dit-il, avec son zozotement ténu, teinté d'un léger accent ch'ti qu'il doit à sa naissance à Lens il y a 31 ans.
"Ce combat va servir tout de même à grimper dans la hiérachie car le WBC est au courant que mes adversaires mieux classés refusent de me combattre", souligne-t-il.
Les arcanes de la boxe moderne étant ce qu'elles sont, son destin ne réside pas seulement entre ses gants mais aussi dans ce qu'il appelle "le lobbying".
Ainsi une victoire samedi pourrait d'emblée le propulser dans la peau du challenger officiel, se concrétiser seulement par une demi-finale mondiale, ou bien n'être qu'une étape de plus.
- Histoire de famille -
Ses parents, des immigrés marocains venus s'installer dans le Nord, ont eu dix-huit enfants, Nordine étant le treizième. Le père, mineur de fond, a transmis sa passion du noble art à sa progéniture.
Une véritable histoire de famille puisque celui qui l'entraîne depuis ses débuts à huit ans est un de ses frères ainés, Ali, avec qui il a créé le club Top Rank à Bagnolet (Seine-Saint-Denis).
"The Hurricane", champion du monde de boxe thaï, n'a pas eu la carrière que son talent méritait en boxe anglaise, et veille depuis toujours sur celle de son cadet.
"Nordine a longtemps été un modèle pour moi parce que c'est un mec qui est très sérieux et concentré à l'entraînement", souligne son compatriote Souleymane Cissokho, également coaché par Ali Oubaali et médaillé de bronze à Rio chez les welters.
Si de prime abord, son mètre soixante-trois pour une petite cinquantaine de kilos n'impressionne pas vraiment, Oubaali, toujours extrêment affuté grâce au fruit d'une vie d'ascète, dispose d'un punch rare pour sa catégorie.
"C'est notre prochain champion du monde, je n'en doute pas", promet en tout cas Cissokho.

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