Après 18 ans de carrière dans différents championnats européens de football, l’ex-international marocain Youssef Mokhtari, qui a notamment signé un brillant parcours avec Les Lions de l’Atlas lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2004, est aujourd’hui un homme passionné par la formation et l’encadrement.

De l’école de football à l’élite en Allemagne, son ambition, dit-il dans un entretien à la MAP à Agadir, est d’apporter sa pierre à l’édifice de la formation au Maroc en mettant à profit l’expérience réussie de son académie à Francfort, le pays où il réside depuis sa tendre enfance et dont il détient aussi la nationalité, et mettre également à profit son réseau de connaissances pour convaincre des équipes de la Bundesliga à effectuer des stages de concentration dans le Royaume.
“Le Maroc est un pays extrêmement passionné par le football et malgré les 14 ans que j’ai quitté la sélection, les gens continuent de me reconnaître et de m’approcher. J’en suis ravi et reconnaissant”, confie l’ex-milieu offensif gauche, en marge d’un séjour dans la capitale du Souss accompagné d’un groupe de jeunes footballeurs allemands, membres de son académie.
Mokhtari fait partie de la génération dorée de l’équipe nationale avec Naybet, les frères Hadji et autres Chammakh, qui ont notamment signé un parcours des plus exaltants à la CAN en Tunisie, sous les commandes du coach national Baddou Zaki. Auteur d’un doublé en demi-finale contre le Mali (victoire 4-0), Youssef Mokhtari a marqué aussi d’une tête plongeante mémorable lors de la finale malheureuse face aux Tunisiens.
Au terme de sa longue carrière jalonnée de changements constants de clubs, un fait qu’il attribue “à quelques erreurs de choix”, le natif de Beni Sidel, dans la province de Nador, est un fervent patriote dans l’âme. Son souhait est de contribuer, par le football, à “apporter de la joie à des enfants sur le terrain comme en dehors” aussi bien au Maroc qu’en Allemagne.
“Former, c’est transmettre un savoir, des valeurs, de la discipline”, explique avec enthousiasme, dans un dialecte marocain ponctué de mots en amazighe du Rif et en anglais, l’ex-sociétaire du FC Cologne, du MSV Duisburg, de Francfort ou encore Regensburg et Burghausen, symboles d’une école allemande réputée pour sa qualité du jeu mais aussi par le sens du travail et de la rigueur.
Au Maroc, les jeunes footballeurs sont talentueux mais “à lui seul, le talent ne suffit pas. Un travail important doit se faire au niveau sur les aspects techniques, tactiques, de la discipline, et de la vitesse…”, enchaîne l’ex-international dont la vocation de formateur est désormais bien tracée.
A Agadir, il a effectué un stage de deux semaines avec ses jeunes poulains, l’occasion de s’entraîner en compagnie des élèves des académies locales ouvertes par deux autres anciens grands joueurs de la sélection nationale, Mostafa Krimou et Mustapha Hadji. Il a aussi rendu visite à un centre d’accueil pour enfants abandonnés.
A la question de savoir si lui aussi comptait lancer sa propre école de football au Maroc, Mokhtari affirme y songer mais qu’il tenait à procéder “pas à pas”.
“En premier, je suis là pour effectuer un stage en compagnie de jeunes de mon académie et en même temps explorer les possibilités d’organiser des camps d’entraînements pour jeunes footballeurs aussi bien allemands que marocains à Agadir, Casablanca ou, pourquoi pas aussi à Nador”, a-t-il souligné indiquant que la capitale du Souss, entre autres, offre des conditions propices pour ce genre de concentration.
“Je suis entrain de voir toutes les conditions pour un stage, et plus tard, peut être une académie mais également pour tenter de convaincre des clubs de deuxième division et de première division allemandes pour effectuer des stages. Au Maroc, nous disposons de tous les moyens pour rivaliser avec des pays comme la Turquie ou encore les pays du Golfe pour accueillir des concentrations de haut niveau”, enchaîne-t-il.
Interrogé, par ailleurs, sur la qualification des Lions de l’Atlas au prochain Mondial et leurs chances dans un groupe particulièrement relevé, l’ex-international, aujourd’hui âgé de 39 ans, rappelle que “ca fait 20 ans que tous les Marocains attendaient ca et un bon résultat contre l’Iran au premier match nous ouvrira grandes ouvertes les portes d’une possible qualification”.
“En football, il faut croire dur comme fer en ses chances. Nous avons une bonne équipe et dans un match de football, tout est possible”, assure Mokhtari qui dit garder toujours le contact avec Mostapha Hadji, l’adjoint du coach national Hervé Renard.
En évoquant le Mondial, Youssef Mokhtari n’a pas pu s’empêcher d’évoquer toute sa déception de ne pas pouvoir se qualifier avec l’équipe nationale pour l’édition 2006 en Allemagne, son deuxième pays, ce qui aurait constitué une belle consécration à la longue carrière de ce footballeur pétri de talents et de qualités humaines qui veut aujourd’hui accompagner d’autres jeunes dans leur marche vers l’excellence.

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