Candidat pour la 5e fois à l’organisation de la Coupe du Monde de football, le Maroc a jusqu’au 13 juin prochain pour s’imposer face à l’ogre nord-américain.
Tour d’horizon des points forts de la candidature du royaume menée par Moulay Hafid Elalamy, mais aussi de quelques faiblesses à rectifier.
Les points forts
Si la candidature marocaine va devoir faire face à de nombreux challenges et compenser de nombreuses insuffisances, elle pourra s’appuyer sur un certain nombre de points forts.
L’appui de la CAF reste l’un des atouts majeurs de notre dossier : la confédération africaine regroupe 54 fédérations dont 53 pourront voter, ce qui représente 26% des votants. Le rapprochement entre la FRMF et l’instance suprême du football dans le continent noir sous l’impulsion de Faouzi Lekjaa et d’Ahmad Ahmad pourrait se révéler décisif à l’heure du décompte des voix africaines le 13 juin prochain. Le Maroc va donc s’appuyer sur la solidarité africaine dans sa course aux voix.
Autre allié potentiel, l’UEFA. En effet le vieux continent comptera 16 sélections parmi les 48 équipes qui participeront au Mondial en 2026. Par ailleurs l’UEFA regroupe elle aussi 55 fédérations qui représenteront 26% des votants. Atout imparable de notre candidature pour les fédérations européennes : notre proximité géographique qui leur évite de voyager à l’autre bout de la planète. Autre avantage : la compétition se déroule sur un seul fuseau horaire.
Des opportunités d’affaires pour les investisseurs étrangers
Autre argument qui pourrait séduire les votants européens, l’image du royaume à l’international. Le Maroc jouit d’une réputation de tolérance et d’ouverture aux cultures étrangères et est réputé pour son hospitalité, la chaleur de son climat mais aussi de l’accueil de ses habitants.
Enfin, si le manque d’infrastructure peut, de prime abord, se révéler être un point faible, il pourrait être interprété comme une magnifique opportunité d’affaires pour de nombreuses entreprises européennes.
Le monde des affaires marocain est d’ailleurs lui, totalement mobilisé. En témoigne la réunion au siège de la FRMF le 23 janvier dernier entre un prestigieux parterre d’hommes d’affaires, notamment la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) Meriem Bensalah et Othman Benjelloun, président du groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), et de responsables gouvernementaux. Une réunion qui a permis de débloquer près de 120 millions de dirhams pour sponsoriser la campagne du dossier marocain.
Ce budget a d’ailleurs permis au comité de candidature du Maroc de s’attacher les services de l’agence de communication Vero. Un atout de taille étant donné que cette celle-ci a contribué au succès de la candidature de Paris à l’organisation des JO en 2024 ou la victoire du dossier qatari pour l’organisation de la Coupe du monde en 2022.
Donald Trump, un as dans la main du Maroc
Enfin une des principales forces du dossier marocain réside dans la personnalité du président des États-Unis, Donald Trump, et les dérives de l’administration américaine actuelle qui s’en sont suivies.
L’interdiction d’entrée aux États-Unis faite à certains ressortissants de confession musulmane et les propos de Donald Trump concernant quelques pays d’Afrique (et d’ailleurs) les qualifiant de « Shitholes» (littéralement trous à merde) sont autant de buts marqués contre le camp nord-américain.Les points à revoir
Le Maroc est un pays de football. En témoignent les cafés et les bars bondés à chaque affiche de la Ligue des champions, de la Liga, de la Premier, de la Serie A ou même de notre Botola locale. Le royaume a offert des footballeurs de légende comme feu Larbi Ben Barek, Badou Zaki, Mohamed Timoumi ou Mustapha Hadji.
Mais le démarrage tardif de la campagne défendant les chances de la candidature du Maroc a généré une certaine forme d’indifférence de la part du grand public. Mais malgré les déceptions de 1994, 1998, 2006 et 2010, les Marocains commencent à y croire.
Même si pour une partie de la société civile marocaine, d’autres chantiers restent prioritaires dans des régions du royaume susceptibles d’accueillir des matchs, et manquent d’infrastructures hospitalières ou même du réseau autoroutier.
Des infrastructures à développer
Si l’on englobe les enceintes sportives, il est clair que sur le volet infrastructure la candidature commune des États-Unis, du Canada et du Mexique semble largement en avance. La NFL (Fédération de Football américain) regroupe à elle seule 31 stades, sans compter les stades du Mexique et du Canada.
A noter que les États-Unis étaient déjà prêts à organiser la grand-messe du football en 2022, mais se sont fait coiffer au poteau par le Qatar malgré la supériorité de leur dossier technique. La suite révèlera que la Fifa et son président Sepp Blatter avait été influencés après une vaste campagne de corruption.
Le grain de sel de la Fifa
Après ce revers américain, il est à craindre que la FIFA veuille se rattraper. En témoigne la mise en garde adressée aux fédérations africaines au dernier congrès de la CAF par Gianni Infantino. La secrétaire général de la plus haute instance du football mondial, Fatma Samoura, a même prévenu dans un courrier «les présidents des fédérations de ne pas accepter toute aide technique ou autre subvention de la part d'une fédération candidate à l’organisation du Mondial 2026 »Le Maroc peut cependant rester optimiste quant à ses chancespuisqu’on le sait, en football, tout reste jouable jusqu’au coup de sifflet final.

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