Vingt ans après avoir mené le Maroc au Mondial 98, Henri Michel nous a quittés à 70 ans, emporté par un cancer. A jamais, il restera dans le coeur de ce second pays qui l'a adopté comme un de ses enfants.
Avant Hervé Renard et sa campagne réussie pour la Russie, Henri Michel a été le dernier sélectionneur à avoir qualifié le Maroc pour une phase finale de Coupe du monde. La Fédération marocaine a salué «un grand homme qui a tant donné au ballon rond national» et l'actuel sélectionneur, Hervé Renard, a décrit son prédécesseur comme le «meilleur entraîneur national que le Maroc ait eu». En effet, c'est une page glorieuse du football marocain qui s'est écrite avec Henri Michel. Avant tout, il a su tirer le maximum du potentiel rarement utilisé de manière aussi optimum. Il a réglé le problème du manque de cohésion de groupe, souvent fatal à cette sélection... Bien aidé, il est vrai, par la stabilité dont il a bénéficié. Il a pu travailler sur un cycle long, un luxe en Afrique.
Lors de son premier passage (il est revenu en 2007-2008), l'ancien capitaine emblématique des Canaris a démontré que le Maroc avait tout pour devenir une nation majeure du football international. Avant le Mondial en France, son équipe avait accroché les Bleus de Zidane (2-2) lors du Tournoi Hassan-II de Casablanca. A Montpellier, au début de l'épreuve, les Lions de l'Atlas obtiennent un nul méritant face à la Norvège (2-2) grâce à un festival de Mustapha Hadji. Balayé 3-0 par le Brésil en match de gala, le Maroc doit ensuite battre l'Ecosse et compter sur au moins un nul du Brésil contre la Norvège pour passer le cap de ce premier tour.
Mais si, à Saint-Etienne, la sélection nord-africaine remplit son contrat en pliant l'Ecosse (3-0), la Seleçao chute étonnamment contre la Norvège (1-2), en encaissant deux buts, dont un penalty longtemps discuté, dans les sept dernières minutes. Eliminée, l'équipe du Maroc n'en est pas moins considérée comme l'une des plus attrayantes de la compétition. Adulé à son retour, Henri Michel ne résistera pourtant pas à l'élimination de sa sélection en phase de poules de la CAN 2000. Quatre jours après une défaite (2-0) synonyme d'élimination face aux Super Eagles du Nigeria, Henri Michel, désigné cinq ans plus tôt par le roi Hassan II, démissionne. Il parlera en conférence de presse d'un «lynchage médiatique» contre sa personne et sa sélection. Malgré une déception réelle lors des CAN jouées, son bilan comptable de 31 victoires, de 9 défaites et d'une participation remarquée au Mondial 98 est favorable.
Notre journaliste Franck Simon a suivi le technicien pour France Football, et nous donne son avis. «Il a beaucoup travaillé sur les joueurs locaux (Abdelilah Saber, Salah Basser ou Abdeljalil Hadda dit «Camacho»). Henri Michel était encore dans une très bonne période. Il arrive au Maroc en 1995 avec un gros CV, il a coaché les Bleus au Mondial 1986, le Cameroun aussi, le Paris-SG et a notamment gagné les JO en 1984 avec la France. Il vivait sur place, et a donné un vrai coup de pied dans la fourmilière. Michel a donné confiance à certains joueurs, et a redonné de l'envie à d'autres. Il avait été intronisé par Michel Hidalgo auprès de la fédération marocaine, et avait réussi à fédérer tout un groupe».

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