Que retenez-vous en particulier de ces deux premières rencontres ici en Russie ?
Je crois que c’est toute l’histoire du Maroc. Il fallait gagner le premier match face à l’Iran, c’était le plus déterminant. Et comme pour la première défaite, c’est une erreur de notre part qui nous fait perdre face au Portugal. On a beau dire que l’on a bien joué, ce qui compte au final, c’est les points engrangés.
Face à l’Espagne, il va falloir se remobiliser pour rentrer à la maison la tête haute ?
Ce soir à Moscou on a fait un gros match contre l’équipe championne d’Europe en titre, on a montré notre détermination, il nous reste cette rencontre face à l’Espagne pour redorer notre blason. On ne veut pas qu’il soit dit que nous avons fait uniquement de la figuration.
Ça ne va pas être compliqué de se remotiver ?
Non ! C’est la Coupe du monde. La plupart d’entre nous n’en ferons qu’une. Il faut sortir la tête haute. On doit aussi se battre pour nos supporters qui sont venus ici. La plupart d’entre eux ont fait d’énormes sacrifices financiers et on ne doit pas l’oublier. On doit afficher le meilleur de nous-même pour les remercier d’être là. C’est très important pour nous. La Coupe du monde est un spectacle pour ceux qui sont venus et ceux qui nous suivent devant la télévision. Ils ont été fiers de nous aujourd‘hui, il faut que l’on pense aussi à eux au moment d’aborder cette rencontre face à l’Espagne.
Vous avez joué votre première Coupe d’Afrique des nations en 2012. Qu’est qui a changé avec le Maroc ?
Déjà, jamais je ne pensais être ici face à vous. C’est un rêve de gosse qui s’est réalisé. On a vécu des moments difficiles avec l’équipe nationale. On a souvent essuyé pas mal de critiques. On a essayé d’avancer. La venue d’Hervé Renard a été très importante. Il a su nous parler. Il nous a imposé une certaine rigueur et surtout il a toujours été franc avec nous. C’est un homme de parole. Avec lui, nous avons toujours été une équipe battante. Peut-être que c’est ce qui nous a manqué par le passé et c’est ce que je retiens. Il y a eu des larmes à la fin du match, je crois qu’elles étaient plus dues à la fierté d’avoir fait le maximum plutôt qu’à la déception d’avoir perdu.
Dans un an il y aura une CAN à jouer. Vous avez toujours envie de marquer l’histoire du football marocain et africain ?
Oui, l’Afrique c’est le continent de mes ancêtres, celui d’où je viens. Si cela ne nous a pas souri, je suis fier d’avoir représenté l’Afrique ici en Russie. Et je soutiendrai les autres équipes africaines comme le Sénégal.
RFI : Qu’est-ce qui domine ce soir ? La déception ou de la fierté d'avoir tenu tête au Portugal malgré la défaite ?
Younès Belhanda : Nous sommes fiers car c’est le match que l’on voulait faire. On ne voulait pas les laisser jouer au ballon. Nous avons eu la possession de balle et pas mal d’occasions. La différence, c’est qu’ils avaient Cristiano Ronaldo. Lui, il est capable de finir toutes ses actions. Sur une demi-occasion il marque. Nous, nous n’avons pas su mettre la balle au fond. Pourtant, nous avons eu de belles phases de jeu. Mais le football c’est marquer des buts !
Est-ce que selon vous il y a une faute sur Khalid Boutaïb ?
Oui, Pepe lui rentre dedans !
Mais il y a l’arbitrage vidéo ?
Oui, mais pour les grandes équipes. Pas celles qui ne devraient pas être là (sourire)! Bon c’est comme ça, c’est le football. De toute façon, je suis contre l’arbitrage vidéo, ça enlève tout le charme du foot.

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