Le football peut apprendre beaucoup aux managers d’entreprises en matière de management d’équipes. C’est dans l’optique de le démystifier que l’école Sup’RH a invité l’entraîneur des lions de l’Atlas Hervé Renard devant un parterre d’étudiants et d’experts en ressources humaines de la place.
Une expérience partagée avec beaucoup d’émotion et de transparence sur une méthode de gestion tout autant originale que bénéfique à appliquer.
- La passion pour effacer les barrières multiculturelles
Chaque joueur d’une équipe de football provient de différents horizons, chacun possédant des systèmes de jeu et de valeurs différents. Pour gérer cette dimension interculturelle, l’entraîneur tente de les relier par la passion et le sentiment d’appartenance. Un levier affectif qui efface les barrières et soude les collaborateurs d’une structure donnée. «Les joueurs de football sont reliés par l’amour du maillot et la passion de la victoire», confie ainsi Renard. Développer une tolérance mutuelle au sein des équipes s’avère également essentielle, en créant par exemple des hymnes communs. Néanmoins, travailler au sein d’un groupe doit être voulu. «Il ne faut forcer personne à rester!», insiste ainsi le coach des lions.
- Un mental d’acier pour mieux affronter l’échec
La défaite est inéluctable dans le milieu footballistique. Pour mieux l’affronter, l’entraîneur rassure l’équipe en rappelant ses points forts, ses réalisations et ses succès passés. Il faut aussi pointer du doigt ce qui n’a pas fonctionné. Objectif: apprendre de ses erreurs et progresser. Pour mieux vivre une défaite, l’entraîneur se doit aussi de développer le mental de ses troupes. «En dehors du classique «speech collectif», le coach doit les rassurer individuellement en employant des expressions valorisantes ainsi que des gestes réconfortants afin de pouvoir les remettre en condition pour les prochains matchs. Une dimension psychologique à ne surtout pas négliger!», précise Hervé Renard. Les conflits, quant à eux, sont également monnaie courante dans la pratique du ballon rond. D’autant plus qu’il s’agit d’un sport collectif avant tout. Pour les résorber, une communication transparente et la recherche de terrains d’entente s’avèrent essentielles.
Le football révèle beaucoup d’enseignements aux managers d’entreprises en matière de management d’équipes. Parmi ses principes clés à adopter, développer le mental des troupes pour les aider à surmonter l’échec, effacer leurs barrières multiculturelles par un sentiment d’appartenance commun ou encore prendre le temps d’analyser subtilement la situation avant d’agir (Source: careers.publichealth.iu.edu)
- Analyser avant d’agir
Un entraîneur de football doit prendre le temps d’observer et d’analyser la situation avant de prendre la moindre décision. Tout choix est stratégique et peut avoir des retombées néfastes sur l’issue du match. «En football, la marge de manœuvre entre victoire et défaite est infime. On ne peut pas imaginer à quoi peut se jouer un succès ou un échec», confie le coach de l’équipe nationale. Un principe parfaitement transposable en entreprise, au sein de laquelle le manager se doit d’anticiper avant d’agir et de penser aux conséquences sur la motivation, le moral et l’implication de ses collaborateurs. Pour l’aider dans son analyse, l’entraîneur dispose de nombreuses statistiques qui informent sur le nombre de passes ou le nombre de buts marqués. En entreprise, c’est également essentiel de développer des bases de données sur les salariés et sur l’équipe dans sa globalité. Des informations détaillées sur lesquelles le manager peut s’appuyer pour prendre des décisions plus adaptées.
- De nombreux points communs avec le management classique
La gestion d’une équipe de football a également de nombreux liens directs avec le management en entreprise. Cultiver l’autonomie des joueurs comme celle des salariés est tout d’abord essentielle. «Les membres de l’équipe ont besoin de développer leur intuition et leur créativité et ne doivent pas se sentir freinés dans leur élan. Une marge de manœuvre qui peut faire toute la différence par la suite», explique Renard. Autre point de similitude, adopter une communication parfaitement transparente avec ses équipes en tissant avec chacun de ses membres un solide lien de confiance, clé de toute relation professionnelle. Enfin, la cohésion d’équipe doit être renforcée autant que possible. Le collectif doit en effet toujours l’emporter sur l’ego, et ce quelque soit la situation présentée. «Jouer en solo est déconseillé et nuit considérablement au rendement du groupe. Il faut à tout prix l’éviter», insiste le sélectionneur de l’équipe marocaine.
Source : l’Économiste

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