Après El Kaoutari, Regattin, c’est au tour de Yunis Abdelhamid (25 ans) de se montrer au haut-niveau. Originaire du même quartier que les deux premiers, il a néanmoins eu un parcours atypique passant de la Division d’Honneur à l’équipe réserve d’Arles Avignon, avant d’intégrer l’équipe A. La saison dernière, l’effectif avait été décimé par les blessures, ce qui a poussé l’entraîneur de l’équipe première à faire appel à quelques joueurs de l’équipe réserve dont le marocain Yunis Abdelhamid.

Comme il le dit lui-même, il a « su saisir sa chance » pour s’imposer au sein de l’équipe première. Footafrica365.fr s'est entretenu avec ce défenseur axial au parcours atypique, à la tête aussi bien pleine que bien faite. Après avoir évoqué son parcours, il a affirmé son envie de porter le maillot marocain. Il ne se fait aucune illusion car il sait bien que la concurrence est rude, puis il ne joue qu’en Ligue 2 … pour l’instant.

Diplômé d’un Master 2 Sciences du Management spécialité Finance d'entreprise, pour lui le football était juste un loisir : « Je suis titulaire d’un Mastère de Sciences de la Gestion, option Finance, de l’université d’Aix-Marseille. A l’âge de 15 ans, le foot était un rêve pour moi. Puis, plus on grandit, plus on se consacre aux études. Je jouais toujours au foot en parallèle, en DH avec mes amis, mais aussi en Futsal à Montpellier. »

En ce qui concerne l’équipe nationale, il affirme n’avoir eu aucun contact avec la fédération. Chose qui ne l’empêche pas de suivre de très près les résultats des Lions de l’Atlas : « Non, je n’ai eu aucun contact. C’est normal. Il y a de nombreux joueurs qui jouent dans des clubs plus importants que le mien. J’ai joué une trentaine de matchs en Ligue 2, c’est un peu juste pour envisager déjà une carrière internationale. Mais c’est vrai que l’équipe nationale est dans un coin de ma tête. Le plus important pour que le rêve se réalise à terme, c’est de continuer à progresser. Si un jour je reçois une lettre de la Fédération marocaine, je serai le plus heureux des hommes.»

Interview compléte :

Yunis, vous confirmez cette saison en Ligue 2 avec Arles-Avignon, alors que vous n’étiez pas attendu à ce niveau. Quel a été votre parcours de footballeur ?
Je jouais en division d’honneur à l’AS Lattes, près de Montpellier, ma ville natale. J’ai été appelé par Jean-Louis Saez, qui entraînait la réserve d’Arles-Avignon. Il m’a proposé de faire un essai, qui s’est avéré concluant. Et j’ai signé mon premier contrat avec l’équipe réserve de l’ACA. Petit à petit, j’ai commencé à faire des entraînements avec le groupe pro. J’ai fait une première feuille de match contre Boulogne-sur-Mer, à l’époque de Faruk Hadzibegic. Ma première titularisation est arrivée sous Thierry Laurey. C’était contre Sedan, le 16 décembre 2011.

Vous attendiez-vous à une progression aussi rapide ?
Dès que j’ai signé, je me suis dit que j’aurai peut-être une chance. Mais qu’elle n’était pas donnée à tout le monde et qu’il faudrait savoir la saisir. Maintenant que j’ai su le faire, je me dois de continuer à progresser.

Sur la deuxième partie de la saison 2011-2012, l’AC Arles-Avignon était sur une très bonne dynamique, alors que cette saison, vous avez plus de mal (18eme du classement après 16 journées, ndlr) et que votre entraîneur, Thierry Laurey, a été remercié. Comment expliquez-vous ce contraste ?
On n’avait pourtant pas si mal commencé cette saison. Ensuite, on a eu une série de sept matchs sans victoire qui nous a fait mal. L’équipe a beaucoup changé cet été, mais on avait réussi à bien démarrer. Je ne pense donc pas que ce soit une question d’effectif.

Le Championnat de Ligue 2 est encore une fois très serré cette saison…
Oui. C’est comme l’an dernier. A l’avant-dernière journée, six ou sept équipes pouvaient encore descendre en National. Beaucoup d’équipes se tiennent cette année. Si on arrive à faire une bonne série, on peut remonter.

Votre prochain match, vous le jouez mardi à Guingamp, contre une équipe en course pour la montée. Vous attendez-vous à souffrir ?
Cela risque d’être difficile, oui. L’En Avant Guingamp joue bien au ballon et reste sur une bonne dynamique. Mais nous y allons pour repartir avec au moins un point.


Avant de devenir footballeur professionnel sur le tard, vous avez fait de longues études, ce qui est assez rare dans ce milieu…
Je suis titulaire d’un Mastère de Sciences de la Gestion, option Finance, de l’université d’Aix-Marseille. A l’âge de 15 ans, le foot était un rêve pour moi. Puis, plus on grandit, plus on se consacre aux études. Je jouais toujours au foot en parallèle, en DH avec mes amis, mais aussi en Futsal à Montpellier.

Aviez-vous encore l’espoir de vous faire repérer à l’époque ?
Pas vraiment. Mon ambition, c’était de goûter au niveau CFA 2, puisqu’on jouait la montée avec Lattes. Je me serais contenté de ce niveau. Mais quand l’ACA m’a appelé, je me suis dit « Pourquoi pas ». J’ai fait mon maximum en National et j’y ai cru de plus en plus, sans jamais relâcher l’effort. Quand j’ai été convoqué en pros pour la première fois, puis quand je suis apparu sur une feuille de match, j’en ai eu des frissons.

Il y a un autre joueur originaire de Montpellier qui s’appelle Abdelhamid et joue en défense, c’est El Kaoutari…
On se connaît depuis tout petit ! On vient du même quartier. J’ai grandi avec son grand frère, qui a mon âge. J’ai joué avec lui sur le synthétique du quartier. On est toujours en contact. Ce qu’il a réussi à Montpellier, c’est fort.

Il est aussi devenu international marocain. Cela doit vous donner des idées. Avez-vous déjà été contacté par le staff des Lions de l’Atlas ?
Non, je n’ai eu aucun contact. C’est normal. Il y a de nombreux joueurs qui jouent dans des clubs plus importants que le mien. J’ai joué une trentaine de matchs en Ligue 2, c’est un peu juste pour envisager déjà une carrière internationale. Mais c’est vrai que l’équipe nationale est dans un coin de ma tête. Le plus important pour que le rêve se réalise à terme, c’est de continuer à progresser. Si un jour je reçois une lettre de la Fédération marocaine, je serai le plus heureux des hommes.

Suivez-vous attentivement les matchs du Maroc ?
Oui, je n’en rate pas un. C’est une bonne équipe, avec de très bons joueurs. Je ne sais pas vraiment ce qui a manqué lors de la dernière CAN… J’espère qu’ils feront mieux en 2013 !

Quel est votre lien avec le Maroc ?
J’y ai beaucoup de famille, avec trois frères et sœurs, des tantes et des cousins. La famille de mon père est de Tinghir, celle de ma mère de Kenitra. Je supporte le club de Kenitra, le KAC, parce que des grands cousins y ont joué à une époque.

Propos recueillis par Patrick Juillard (Rédaction Football365/FootSud)

Une interview de lui en vidéo à 7:22 http://youtu.be/p7F3fD8DRNo?t=7m22s

Une autre interview plus ancienne : http://www.arles-avignon.com/interview-yunis-abdelhamid/

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