Nous sommes à moins quinze jours, du jour le plus attendu ces quatre dernières années … c'est dire. A l'heure où les derniers préparatifs sont mis en place ou du moins à l'heure où les derniers stades qui recevront les matchs sont toujours en pleine construction. Talk Foot vous dresse le portrait des différentes poules, des différentes équipes et nations, favorites ou outsiders, en s'appuyant sur les palettes techniques, athlétiques, sans oublier le collectif. Voici pour vous, une analyse des groupes de cette Coupe du Monde pas comme les autres au Brésil. Retour sur les trente-deux armées qui s'apprêtent à se livre une rude bataille sur les champs brésiliens. Talk Foot sort les cahiers pour vous, Coupe du Monde oblige, nous allons revenir sur la forme, les dernières performances et les tendances des différents groupes de cette Coupe du Monde. On y va.

 

Groupe A.

 

Le Brésil, se doit de briller pour atteindre cette sixième étoile.

 

Ils sont plus d'un, que ce soit spécialiste, anciennes légendes Auriverde, ou «simples» joueurs, à penser, à dire que cette équipe-là, n'a presque plus rien de brésilien.. ou presque. En effet, pour commencer, on peut se dire qu'à part Fred et Jô, les deux seuls avants-centres purs convoqués par Scolari, tous les autres joueurs évoluent en Europe. Loin de la samba et du carnaval. Puis, sans manquer de respect, ces deux avant-centre, n'ont pas la carrure et le talent, de leur prédécesseur, que ce soit Ronaldo ou le Roi Pelé. Mais la Seleçao, se trouve de nouvelles qualités, que ce soit la rigueur, ou l'engagement, elle en regorge. Elle est prête à défendre, chez elle, cette Coupe du Monde qui leur est promise. Solari l'a bien compris, une Coupe du Monde ne se joue pas, mais elle se gagne. Le Brésil l'a compris, et elle pourra compter sur un douzième homme qui viendra cimenter la ligne défensive quand il le faudra, ou apporter un élan poussant son équipe à déposer le ballon derrière la ligne adverse. Le Brésil n'a pas le droit à l'erreur, au point de vue politique et économique, cette Coupe du Monde ne fait pas l'unanimité, cette dernière a puisé dans les réserves économiques et n'est pas accueilli avec le sourire dans le pays concentrant le plus d'inégalités au Monde. On ne sera pas surpris d'assister à contestations et manifestations durant le Mondial. Il ne faut pas oublier que la star de l'équipe, est un jeune de 22 ans, qui n'a connu qu'une saison en Europe, pas ridicule mais entrelacé de pépin physique et de contre-performances, même s'il a réalisé une saison honorable, Neymar s'apprête à affronter une pression folle chez lui. Dans l'ombre, on a des joueurs comme Hulk, auteur d'une bonne saison en Russie, mais qui manque un peu de rythme, puis une défense bétonnée, avec David Luiz et Thiago Silva, faisant certainement partie des meilleurs défenseurs du monde. Un milieu riche, que ce soit Ramires, Wilian, Paulinho, Oscar, le talent ne manque pas, mais l'expérience si. Vainqueur en titre de la coupe des confédérations, les Brésiliens sont les logiques favoris  de cette poule… et de la compétition.

 

 

Pour espérer atteindre pour la sixième fois de son histoire, les étoiles, la Seleçao devra faire preuve de concentration. Sa pléiade de stars ne devra pas se voir belle trop tôt à l’instar de l’équipe de France en 2002 qui était rentrée aussi rapidement qu'elle était arrivée de Corée du Sud. Les Brésiliens devront prendre le plus grand soin à gravir les échelons les uns après les autres et cela passe par l’obtention de la première place du groupe A.

La sélection brésilienne va devoir gérer beaucoup de choses, mais avec le cœur et sa technique «sambadesque», le Brésil fait partie des favoris et ne devrait pas décevoir, chez elle, sous les yeux du monde entier.

 

 

La Croatie, le roc de l'Est.

 

Passons à l'équipe qui aura l'honneur d'ouvrir le bal, celle qui foulera les pelouses «presque» terminées avant les autres. Petit rappel historique,l la Croatie n'a joué la Coupe du Monde qu'à trois reprises (1998, 2002, 2006), donc elle retrouve en 2014 une compétition qu’elle a quitté, il y a de là, déjà huit ans. Puis, elle n'a réellement brillé qu'en 1998, à la surprise générale, finissant 3ème à cause d'un certain Lilian Thuram. Pour les deux autres compétitions, elle ne parviendra pas à sortir des phases de poules.

Cela devient une habitude, la Croatie est séduisante sur le papier, mais ne parvient pas à confirmer, elle bouscule les grandes nations, mais elle ne fait que les bousculer, c'est toujours elle qui tombe.

 

2014, la bonne année ?

 

A sa tête, la sélection croate à un sacré «spécimen», le plus croate des croates, le grand serviteur du blason aux damiers : Niko Kovač. Il n'est autre que le «boy » qui a arrêté sa carrière internationale, estimant ne plus être assez bon pour porter le maillot croate et qu’il refusait d’être un poids pour son pays. En gros, il était conscient, du moins il se faisait à l'évidence qu’il serait sélectionné d’office au vu de son influence. On parle bien de la Croatie là ? Pas du Cameroun et de Samuel Eto'o ?  Enfin Bref. La Croatie est une équipe assez solide, que ce soit sur le terrain ou dans les têtes. Sang-froid, maîtrise de l'adverse et qualité technique en font un parfait outsider. Qualifiée aux barrages, après deux matchs à oublier face à l’Islande, la Croatie aura son mot à dire dans ce groupe A.

 

Elle devrait mettre en place un aguichant, 4-2-3-1 avec son amour de duo, le boys-band de ses dames, j'ai nommé Rakitić – Modrić à la récupération divine. Ces deux génies pourront compter sur un  Ivan Perišić de fou, aux jambes virevoltantes. Sans oublier l’inusable Olic, l'imperturbable Mandzukic et un joueur en devenir, Mateo Kovacic. Puis, elle peut compter sur les plus brésiliens des croates possibles, Darijo Srna et Eduardo.

 

La Croatie risque de poser des problème à la Selesao pour le match d'ouverture, et dans la logique elle devrait passer les poules. Mené par ses deux «blondes disco », Modric/ Rakitic, de loin la plus séduisante des pairs au milieu, la Croatie reste un bel outsider. Attention Madames, Monsieurs, la Team Ze Pequenicic arrive dans les favelas.

 

 

Le Mexique, l'invité régulier mais consumé ?

 

Toujours présente, sa présence pour l'édition 2014, se révèle être de l'ordre du miracle. La sélection aztèque a frôlé la correctionnelle, mais elle peut tirer profit de cet état d'esprit, et se mettre à jouer libéré et insoucieuse de l'avenir. 

 

Vainqueur de la médaille d’or lors des JO de Londres en 2012 contre le Brésil et légitimement Favoris des éliminatoires de la Zone Concacaf. Le Mexique a pourtant eu toutes les peines du monde lors des éliminatoires. Avec seulement une victoire lors des sept premières rencontres. Les Aztèques ont arraché leur droit à une dernière chance, lors de la dernière rencontre des éliminatoires et a pu décrocher son billet pour le mondial lors d'un barrage intercontinental contre la Nouvelle-Zélande (2-4, 5-1).

 

Mais ce mal incurable, n'est pas tout récent.  Depuis, le Mondial 2010, "el Tri" vit des heures agitées avec 4 changements de sélectionneurs en autant d'années. Sous les ordres de Miguel Herrera mais sans Carlos Vela, les Nord-Américains tenteront d'arracher une 6e qualification consécutive pour les 8e de finale. Derrière le Brésil, le Mexique et ses 9 champions olympiques aux JO 2012 devraient normalement batailler pour le 2e place qualificatif contre la Croatie. Malheureusement, le Mexique a connu des dernières heures assez douloureuses.. En effet, au-delà, de la séduisante prestation et belle victoire acquise face à l’Équateur en amicale (3-1), cette soirée a été rythmée par les blessures, des blessures assez terribles. Luis Montes (Mexique) et Segundo Castillo (Équateur). Un choc violent entre les deux joueurs les prive tous deux de Mondial : le meneur de jeu mexicain souffre d’une fracture tibia-péroné.. Sans oublier, que le capitaine mexicain Rafael Marquez a lui aussi été transporté à l’hôpital à la mi-temps pour un coup reçu au pied. L’incertitude domine encore à l’heure qu’il est, mais la rumeur d’une fracture parcourt déjà les médias mexicains... Pas bon pour la confiance et l'ambiance de groupe.

 

PS : Vela ? Mon petit «Carlito» ! Tu t'es quand même permis de refuser de jouer une Coupe du Monde au Brésil. Dis-moi ? Ça tourne rond dans ta tête. Arf! Si Zlatan était mexicain.. Un high-kick et tu te retrouves dans l'avion. Tu me diras, tu auras au moins eu le mérite de ne pas monter du tout dans le bus. Mais pourquoi ?

 

Selon les rumeurs qui courent, la plus répandue veut que la star de la Real Sociedad n'ait pas digéré d'avoir été suspendue six mois après une fête riche en alcool et sexe tarifé un soir de match d'El Tri, en 2010. Des participants plus expérimentés (Rafa Márquez, Carlos Salcido) avaient écopé d'une simple amende. Une autre version pour le moins indigestible laisse entendre que Vela est de cette race de footballeur pas franchement passionné par son sport. Vela est amoureux de basket-ball. Puis, le coup d'envoi du Mondial, rime avec finale de NBA ? Non, Vela, tu n'y vas pas pour cela quand même ?

 

 

Enfin bref, la sélection mexicaine arrive donc au Brésil en «Terre inconnue», à la recherche de certitudes. Le Mexique devrait évoluer sous un5-3-2. Avec l'intention de contrôler la possession de balle à sa guise et comptant sur la démultiplication de ses latéraux comme de ses milieux pour créer du surnombre. Un jeu dynamique, chatoyant, mais qui peut tourner au chaotique, si les joueurs d'El Tri pèchent par précipitation ou s'ils se font manger au milieu de terrain.Le Mexique à l'histoire qui penche en sa faveur.

 

3 : Comme le nombre de sélections à s'être qualifiées pour les 8es de finale de chaque Mondial depuis 1994 : le Brésil, l'Allemagne  et..le Mexique. Mais elle a échoué en huitièmes lors des cinq dernières Coupes du Monde.Bis repetita ? Elle passera la phase de poule ?

 

 

Le Cameroun ou l'indomptable Sam' Eto'o.

 

Mourinho s'est trompé, Samuel Eto'o n'est pas vieux, du moins, selon lui, il est encore apte à participer au mondial Brésilien, tout comme en 2018 et ne serait pas étonné de participer au Mondial 2022 au Quatar, s'il a bien lieu... Donc, Eto'o n'a pas 38 ans, l'âge qu'il a fallu à Milla pour hisser les siens en quarts en 90. Ah dommage.

 

Plus généralement, le Cameroun disputera sa septième Coupe du Monde au Brésil et se présente dans cette poule comme le «petit», mais attention à ne pas sous-estimer le petit. 

 

Si l'orgueil de Samuel Eto'o est intact, la formation de Volker Finke ne semble pas en mesure de déstabiliser ses adversaires. Elle concentre rivalité, querelles autour des primes et guerres des «egos». Avant d’affronter les adversaires, elle va devoir faire face à elle-même. Oui, comme disait Maître Yoga, la victoire sur soi-même, est la première des victoires. Ah non.. c'est « La victoire sur soi est la plus grande des victoires » de Platon, on ne va pas chipoter, l’essentiel lest compris.

 

Mais avec M'bia, Eto'o, N'Koulou, Chedjou ou encore Makoun, les "Lions indomptables" ne sont sûrement pas venus en touristes...

 

Mais il est clair, que les Lions indomptables se sont perdus ses dernières années. Entre les affaires d'égo, notamment celui de Samuel Eto'o qui avait mis un terme à sa carrière internationale puis qui a finalement décider de revenir. Le Cameroun enchaînant les contre-performances a certainement connu sa période la plus sombre de son histoire. Cela dit, quelque chose s'est créé lors du match retour à Yaoundé face aux Tunisiens. Une véritable force collective a été retrouvée et un véritable potentiel. Une large et belle victoire qui a été fêté par le peuple comme il se doit (4-1). Les Lions Indomptables ont des individualités qui peuvent faire la différence, mais elle va devoir mettre l'accent sur le collectif. Puis, elle nous a gratifiées d'une honorable et respectable performance face à l'Allemagne, il y a quelque jour, après une victoire en Macédoine (0-2) puis une défaite contre le Paraguay (2-1), le Cameroun poursuit sa préparation avec une performance plutôt satisfaisante. Mais, elle aura du mal, malgré tout à sortir de la phase de poule, après laissons place à la magie. Du football bien sûr, vous pensiez à quoi voyons ?

 

A noter que les Lions indomptables n’ont jamais joué contre la Croatie ni le Mexique. Et n’ont planté qu’un pion en quatre matchs face au Brésil. L’œuvre d'Eto'o, naturellement.

 

 

Source : Bachir Belarbi, rédacteur TalkFoot.

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