Ayoub Kaabi lors d’une interview avec le site officiel de son club chinois, Hebei Fortune.
Comment tu trouves la Chine?
Ayoub El Kaabi: La Chine est un pays immense, son peuple est accueillant et dans la rue on a l'impression que tout le monde est occupé, pas comme en Afrique ou même en Europe. Quant au championnat, j’ai trouvé qu’il y avait du rythme malgré la chaleur, je ne l’imaginais pas ainsi. Ma femme aussi se sent très bien ici.
Tu veux affronter quelle star de la Chinese Super League?
Paulinho. C’est un joueur impressionnant, et j’ai bien envie de me mesurer à lui. Je voulais affronter le Brésil en Coupe du Monde, mais on a manqué de chance pour voir le deuxième tour.
C’est la première fois que tu découvres un nouveau championnat, quels sont tes objectifs?
J’ai envie d’apprendre, de devenir meilleur en évoluant. Une fois que je serais prêt, j’espère réaliser mon rêve de jouer dans un grand championnat européen.
Tu as déjà marqué en Chine, tu penses que tu t’adaptes vite à ce championnat?
J’ai encore du chemin à faire. J’ai certes marqué et fait deux passes décisives, mais la chaleur me joue des tours. C’est compliqué des fois, je dois encore m’adapter au système de jeu du groupe, je ne peux pas leur imposer de jouer comme je le désire. C’est à moi de faire l’effort.
Quel est ton avis sur le joueur chinois?
Le joueur chinois est très technique. Il se base surtout sur ça, et son sens de la passe pour créer des occasions. Au début, je croyais que le football ici ne différait pas tellement du foot africain, mais finalement si. Là bas (au Maroc), on travaillait un peu plus physiquement.
Est ce que tu as été attaquant toute ta carrière?
Non. Je jouais défenseur, mais grâce à mon sens du but, Abdelhak Rizkallah “Mendoza” a voulu que joue en pointe. Et c’était le début de mon amour avec les cages.
Quand est-ce que tu as su que t’allais devenir professionnel?
J’ai pris cette décision à 16 ans. C’était difficile au début, je faisais des petits boulots à côtés. J’ai même vendu du sel. Mais un joueur “Coach Younes” m’a appelé, et m’a demandé de laisser tomber le travail et me concentrer uniquement sur le football pour atteindre mes objectifs.
Et l’équipe nationale, t’y as pensé un jour?
Jamais de la vie. À 22 ans j’espérais me faire une place en Botola Pro… Tout est allé si vite, mais c’est le résultat du travail sérieux et acharné.
Déçu de ce que tu as montré en Russie?
Oui. J’étais bien avant, j’avais de belles sensations. En Russie, je n’étais pas à la hauteur, j’ai manqué quelques occasions et je pouvais vraiment mieux faire. On a manqué de chance contre l’Iran, j’y repense encore des fois et j’ai la gorge nouée.
Tu penses que tu auras le droit à un second Mondial?
Oui et on sera même meilleurs. Je n’ai que 25 ans, dans 4 ans je pourrais apporter mon expérience à l’équipe nationale.
Ta vie a changé grâce au football?
Ma façon d’être non, mais disons que financièrement ça va beaucoup mieux. Ma famille vit bien même si je suis à des milliers de kilomètres, je sens que je donne un coup de main et c’est parfait. Grâce au football, toute ma famille est optimiste pour l’avenir.
Que veux-tu encore réaliser?
Je veux continuer à briller dans le football, que je puisse réaliser mon rêve de jouer dans un grand championnat européen. J’espère aussi avoir deux ou trois enfants. J’ai eu une enfance difficile, mais tout va mieux grâce au travail.

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