L'ancien Montpelliérain Karim Aït-Fana, champion de France en 2012 mais désormais sans club, regrette que ses blessures passées nuisent aujourd'hui à l'évolution de sa carrière.
«Comment vous êtes-vous retrouvé dans cette situation ?
La saison dernière, j'étais à Marseille-Consolat (alors en National, aujourd'hui relégué en National 2). Je n'y suis resté que trois mois. À la base, j'étais venu pour un projet solide mais ce n'était pas ce que j'espérais. Il y avait beaucoup de problèmes là-bas, j'ai préféré résilier. Mi-janvier, j'ai reçu un appel du Wydad Casablanca, qui est l'un des plus grands clubs au Maroc. J'y suis allé, j'ai signé un contrat d'un an et demi, mais quatre ou cinq jours plus tard, j'ai appris que mon contrat n'était pas homologué pour une histoire administrative. Du coup, je n'ai pas joué et suis rentré en France.
C'est un regret ?
Oui, parce que c'est un grand club. Quand j'étais là-bas, j'ai pu constater tout l'engouement qu'il y avait autour. C'est dommage, mais je suis passé à autre chose.
Comment expliquez-vous que personne ne vous fasse confiance aujourd'hui, avec votre CV ?
Il y a deux ans, j'avais fait une saison pleine quand même avec Nîmes (23 matches en Ligue 2). L'an dernier, ça a été compliqué, c'est vrai. Mais je suis en pleine force de l'âge, je n'ai plus de pépins physiques depuis que j'ai quitté Montpellier. De ce point de vue, je suis content.
Pensez-vous que vos blessures à répétition par le passé rebutent certains clubs ?
C'est possible. Les clubs ont toujours de moi l'image d'un joueur blessé. J'ai eu pas mal de contacts, mais ce qui revient à chaque fois, ce sont les blessures. Alors que je n'ai plus été blessé depuis quatre ans. Je suis bien physiquement maintenant. J'attends qu'un bon projet se présente.
«Ma priorité reste la France»
En souffrez-vous ?
Non, je n'en souffre pas. C'est comme ça, c'est la vie. Dans le football, ça va vite. Si un club dit que vous êtes souvent blessé, on a tout de suite cette étiquette-là. C'est ensuite difficile de s'en défaire. Mais je sais que les blessures sont derrière moi. Qui n'a jamais été blessé dans une carrière ? Maintenant, je veux me concentrer sur mon football et garder le physique que j'ai actuellement.
Êtes-vous inquiet de ne pas pouvoir retrouver un club ?
Inquiet, c'est un grand mot. J'ai déjà vécu une situation similaire, après Montpellier. Je n'ai pas joué pendant un an (2015-2016). Alors je suis un peu plus tranquille dans ma tête, je sais comment gérer. Souvent, des clubs font leur mercato assez tardivement. Je me dis que ça va venir, le tout est de rester en forme et de ne pas lâcher.
Vous venez récemment de participer à un stage de six semaines organisé par l'UNFP. En quoi cela vous a-t-il aidé dans l'épreuve que vous traversez ?
Le but est de se préparer physiquement, comme lors d'une préparation d'un club pro. En enchaînant un match tous les trois ou quatre jours, on a engrangé de la confiance, du temps de jeu et du rythme. Ça m'a fait énormément de bien. Ça faisait quatre ans que je n'avais pas fait de vraie préparation. Je le ressens, je me sens bien, je suis prêt.
Avez-vous des contacts avec certains clubs ou avez-vous reçu des offres depuis ?
J'ai reçu deux propositions de Suisse et du Moyen-Orient, il n'y a pas longtemps. Mais honnêtement, ce n'était pas intéressant. Je n'ai pas donné suite. Ma priorité reste la France. Je n'ai que 29 ans, je suis sûr de mes capacités. Je pense encore pouvoir apporter à un club de Ligue 2 ou de National qui joue la montée. La Ligue 1, ça risque d'être compliqué. Et si c'est bouché en France, j'irai voir à l'étranger. Il est trop tôt (pour arrêter), je peux jouer quelques années. J'en ai toujours envie, je prends toujours du plaisir, je suis un passionné.»

Même catégorie

Tweet LDA

  • Un international Burundais décédé en plein match
  • Les Lions en course dans les différentes Coupes Nationales
  • Le but de Nasser El Khayati contre Excelsior

Nous suivre sur twitter

Fanbox LDA

A propos de LDA

Lions de l'Atlas (أسود الأطلس) est un média d'information sportive au cœur des Lions de l'Atlas. Une référence du Mountakhab (المنتخب المغربي) de la Botola et du sport Marocain vus autrement avec une mise à jour quotidienne. Pour tout contact : cliquez ICI

Nous avons 1059 invités et aucun membre en ligne

Top
Patientez 5 secondes SVP